La Joyeuse Harmonie
La joyeuse harmonie était notre salle de danses ce que vous appelez maintenant « une boite de nuit » sans drogues ni videurs.
On se retrouvait le samedi soir et le dimanche pour danser ou célébrer des mariages.
Avec les copains, Pierrot, Fredou et Gaby, trop jeunes pour y entrer nous nous mettions devant la porte pour recueillir des dragées que les mariés nous portaient ou pour mater par une fenêtre, les danseurs qui évoluaient.
Ah les filles de là-bas, belles qu'elles étaient, virevoltant dans leur robe en mousseline avec leurs yeux de biche, les seins comme des oranges de Tlemcen, la souplesse des gazelles d'Aïn Sefra, la peau fraîche comme l'eau de la gargoulette que ma mère posait sur la fenêtre.
Parfois des couples s'isolaient pour échanger quelques baisers, des caresses audacieuses, enfin tout le bataclan et nous, toujours à l'affût, on rigolait. Et lorsque Pierrot criait « regardes, ma parole, il la fouille, tu crois qu'lle lui a volé. », Il fallait vite s'enfuir car l'amoureux mécontent courait derrière nous en nous insultant et en jetant des cailloux.
C'est vrai, le temps a passé, me revoilà devant ce bâtiment devenu silencieux, aujourd'hui habité par des « arabes », mais d'où en prêtant l'oreille on peut entendre le bruit du claquement de mains rythmant les chansons
espagnoles et la nostalgie qui s'en dégage crée ce mal que le « Pied noir » porte en lui depuis 1962..
Que veux-tu ? Mes seize ans sont toujours présents dans mes souvenirs avec des images qui n'arrivent pas à mourir.
La joyeuse harmonie était notre salle de danses ce que vous appelez maintenant « une boite de nuit » sans drogues ni videurs.
On se retrouvait le samedi soir et le dimanche pour danser ou célébrer des mariages.
Avec les copains, Pierrot, Fredou et Gaby, trop jeunes pour y entrer nous nous mettions devant la porte pour recueillir des dragées que les mariés nous portaient ou pour mater par une fenêtre, les danseurs qui évoluaient.
Ah les filles de là-bas, belles qu'elles étaient, virevoltant dans leur robe en mousseline avec leurs yeux de biche, les seins comme des oranges de Tlemcen, la souplesse des gazelles d'Aïn Sefra, la peau fraîche comme l'eau de la gargoulette que ma mère posait sur la fenêtre.
Parfois des couples s'isolaient pour échanger quelques baisers, des caresses audacieuses, enfin tout le bataclan et nous, toujours à l'affût, on rigolait. Et lorsque Pierrot criait « regardes, ma parole, il la fouille, tu crois qu'lle lui a volé. », Il fallait vite s'enfuir car l'amoureux mécontent courait derrière nous en nous insultant et en jetant des cailloux.
C'est vrai, le temps a passé, me revoilà devant ce bâtiment devenu silencieux, aujourd'hui habité par des « arabes », mais d'où en prêtant l'oreille on peut entendre le bruit du claquement de mains rythmant les chansons
espagnoles et la nostalgie qui s'en dégage crée ce mal que le « Pied noir » porte en lui depuis 1962..
Que veux-tu ? Mes seize ans sont toujours présents dans mes souvenirs avec des images qui n'arrivent pas à mourir.
