LE PALMARIUM

LE PALMARIUM
Avec La disparition de Philippe Noiret, la Télé a rediffusé les films « Le vieux fusil et Cinéma paradiso mon préféré ».

Cinéma Paradiso me plonge chaque fois dans le cinéma de mon enfance ; cette salle de quartier « Le Palmarium », sur l'avenue Kléber à Bel Abbès, où avec les copains, le jeudi ou dimanche après midi, nous nous retrouvions pour suivre les « cows boys – Tarzan – et les premiers films en couleurs de Gina Lollobrigida.
On se plaçait dans les premiers rangs où on pouvait chahuter pendant la première partie de la
séance.
François, le meneur, donnait toujours le départ du boucan en criant ...« ratas... » et à ce signal nous sautions, tous, sur nos sièges, soi-disant pour laisser passer les rats dans les allées, ou encore il y avait le jet d'espadrilles sur le plafond constitué d'une toile servant à améliorer l'acoustique, et dont le choc provoquait un nuage de poussières déclenchant des quintes de toux, l'arrêt de la séance , l'ouverture des portes de secours, la colère des adultes et de Moktar le gardien à la recherche des coupables.

Mais dés que la deuxième partie commençait, le calme s'instaurait..... silence religieux.
Roger se mettait toujours au premier rang, il prétendait voir les seins de Gina plus gros, si gros qu'au bout de quelques minutes il s'isolait .
Remarques, dans Cléopatre quand Gina sort de son bain juste avec une serviette sur ses épaules, il n'y avait pas que Roger qui s'isolait.
Un dernier chahut avant de sortir en reprenant cette contine de récréation
« Bonbons caramels esquimaux chocolat
Touchez les mamelles à Llolobrigida »
et le courroux de Moktar qui nous pourchassait avec sa matraque..

Tu vois maintenant certes il y a les Sharon Stone, Crawford, toutes boudinées, siliconées, fesses remontées
toutes fausses quoi....
et Jean Pierre Coffe pourrait nous dire:

« Les stars, c'est pas d' la vraie femme, nom de Dieu, c'est du produit d'élevage, un peu comme les poulets industriels sans plumes, juste 2 seins sur des grandes jambes, et un cerveau enlevé, ça sert à rien »

et même si Julien Clerc chante les seins de Sophie Marceau , je te le dis "c'est plus la même chose".

Pour moi, comme sylvie restera la meuf de Johnny, Mireille Darc celle de Delon, Gina sera celle de
mes fantasmes.....




Allez, juste pour le " Fun"


" Bonbons, caramels, esquimaux, chocolats
Touchez les mamelles de Llolobrigida "

# Posté le mardi 23 janvier 2007 09:10

Je me souviens.....

Je me souviens.....
Je me souviens.....



L' autre jour en regardant le stade vélodrome j'étais frappé de voir tous ces tifos, drapeaux multicolores déployés dans les tribunes.....

Je pensais alors au foot de mon enfance et aux souvenirs qui traînent en noirs et blancs.

Là bas, comme au Vélodrome, les tribunes étaient pleines d'enfants, ouvriers, employés portant chapeaux, casquettes ou pas casquettes, parfois la musette puisqu'on partait le matin à Oran pour assister au match à 17heures au stade Montréal.

Nous n'avions pas les visages peints aux couleurs de notre équipe, mais nous étions un beau public plein de gouaille dont les encouragements et les insultes fusaient en français, espagnols ou arabes.

Je me souviens de la buvette du stade Paul André tenue par la famille Verdu, où les bouteilles de sodas étaient rangées dans les lessiveuses remplies de barres de glace et où j'attendais que mon père me dise « t'as soif ? »

Je me souviens du ballon à couture avec la valve qui dépassait et qui pesait une tonne lorsqu'il pleuvait et qui nous assommait lorsqu'on faisait une tête,

Je me souviens de ce moment de grâce lorsque chaussé d'espadrilles nous shootions sur ce ballon qui ruinait nos orteils mais nous procurer la joie immense de le voir rouler entre les pierres délimitant les buts.

Je me souviens des matchs dans la cour du patronage où on dribblait, dribblait encore,et toujours on dribblait, juste pour impressionner les filles.

Je me souviens encore de ces parties de ballon, au champs de man½uvre, les « arabes « contre les « français » qui duraient des heures interrompues parfois par une bagarre générale pour mieux rejouer le lendemain

Je me souviens de ces parties de foot sur les trottoirs où parfois le ballon tombait dans le jardin d'une villa et qu'un vieux con ne nous le rendait pas.

Je me souviens des inters des ailiers des demis –demi droit – demi gauche- arrière central chacun dans un rôle bien déterminé.

Je me souviens du but de Domingo, l'avant centre du sporting, mystifiant le goal du Gallia par un dribble dont il en avait le secret et de nous saluer comme un empereur romain

Je me souviens que le lendemain, à la récréation nous faisions le même geste.



Oui je me souviens de tout cela.....Est ce bien utile ?

Tu verras, quand nous serons partis, dans 40, 50 ans, nos enfants, petits enfants, eux aussi, à leur tour d'écrire.......

« Je me souviens que dans les stades de Bruxelles, Catane, Paris pour un match de foot des spectateurs ont été tuées par la folie de soi-disant supporters.

"Je me souviens que les cars des équipes visiteuses se faisaient caillasser, que des supporters imbéciles, prenaient un plaisir malsain à crier « Paris, Paris on t' enc.... »

"Mais Je me souviens aussi des dribbles chaloupés de Zidane de la force de Dessailly et d'un goal chauve, divin dont le nom m'échappe..... »

Et le temps coule et s'écoule inlassablement.........

# Posté le lundi 26 mars 2007 06:32

J' y vais ou j' y vais pas

J' y vais ou j' y vais pas
" Oh Bonjour Slimane, tu es revenu du bled ? il fait trop
Chaud la bas ? "[

" non il fi encore beau pas trop chaud mi li enfants ils
vont être en vacances et moi je reviens un peu ici "

" dis moi j'avais appris que la Mekerra avait fait des
siennes, tu vois dans mes souvenirs je ne l'avais jamais
vue en colère. J'ai tellement envie de retourner dans mon
quartier, les personnes qui y vont m'envoient des photos
mais rien ne vaut la réalité. Bien que maintenant, avec les
attentats qui reviennent j'ai quelques reticences...."

" Oh ti sé Adrienne, c'est des bombes pas des réticences
Où ti vas chercher ça moa j'y connais rien "

" Slimane, tu te rappelles comme on était heureux tous
Ensemble, dans le patio, quand les hommes rentraient
Ils étaient obligés de dire ??? je ne me souviens plus très
Bien c'était un mot comme : trègue ??? et toutes les femmes
Se cachaient où mettaient un voile sur la tête et nous petits
Enfants, ça nous faisait bien rire.
Et le mendiant qui passait de porte en porte la nuit, moi
J'étais terrorisée quand il frappait à notre porte avec son
Bâton. Et ma grand-mère lui criait : Allah y gibe ??? "

" Ah ti sais li pied noir il garde boco di souvenirs, dans sa
Tête c'est oun incyclopidi....mime li choses sans importance
Ils s'y rappellent..."

" C'est vrai, que même le plus petit détail est resté gravé, mais
Tu sais il y a aussi des sites où le souvenir des « anciens »
Ravive ceux des plus jeunes !!!!!! "

" aie aie aie ji voa que ti a encore boco de nostalgie, ti dois
garder dans ton c½ur tout ça et raconter à tes enfants "

" tu sais Slimane dans ces moments là, on redevient enfant
et on aimerait tellement que tout ce qui s'est passé ne soit
qu'un mauvais rêve...."

" Oh mais ti es triste aujord'hui ? "

" mais non Slimane c'est la vie, et quand le ciel est gris
ton c½ur aussi. "

Texte d' Adrienne André

# Posté le samedi 23 juin 2007 09:44

Modifié le samedi 23 juin 2007 10:30

MA VILLE

MA VILLE
45 ans déjà et toujours besoin
De retrouver cette lumière
Descendue droit de l'Atlas,
Dans le silence de l'été .
Revoir cet oued étrange
Où viennent se poser nos souvenirs,
Longer le long désert
De ces rues aux traces multiples,
Et caresser chaque pierre
Pour faire rejaillir notre jeunesse.

Oui, j'ai besoin de revoir cette ville
Et imaginer les lumières d'autrefois...

# Posté le samedi 22 septembre 2007 06:21

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 14:13

LA RENTRÉE EN PATINANT...

Il patinait, il patinait

Sur une jambe il patinait...



Souviens-toi de ces paroles de la chanson de Julien Clerc....

Moi, je m' en suis souvenu lorsque j' ai accompagné ma petite fille qui s' est mise à patiner pour freiner sa rentrée et que j' ai dû la tirer par le bras jusqu ' à l' école sous l' ½il amusé des parents et de leurs enfants.

Que veux-tu que je lui dise, car d' aussi loin qu' il m' en souvienne, c' est-à-dire depuis que ma mère m' accompagna pour la première fois à la maternelle de l' avenue Bretaudeau, j' ai moi aussi patiné...

Je revois cette scène se dérouler au ralenti comme une cascade d' un film de Quentin Tarantino il y a plus de 60 ans.

Je me revois accroché à la main de ma mère parlant avec l' institutrice, Mlle Joly ;

je la revois se pencher vers moi, m' embrasser en fuyant mon regard implorant, détacher ma main et sans se retourner quitter l' école.

C' était la première fois que je ressentais cette douleur d' abandon ; cette douleur que je devais retrouver plus tard lorsque le bateau s' est éloigné définitivement des cotes algériennes.

Je me souviens que dés que ma mère fut partie l' institutrice décrocha à son tour ma main de la sienne et me demanda de jouer avec mes camarades.

Au contraire j' ai foncé vers la fenêtre donnant sur la rue dans l' espoir de reconnaître un passant.

Au bout d' un moment, comme elle l' avait promis, Mlle Joly est venue me réconforter en me décollant de la vitre, puis m' a pris la main et nous nous sommes promenés dans la cour sous les regards envieux de mes camarades.

En ayant ma main dans la sienne je me suis senti rassuré, me suis calmé et je crois qu' à ce moment là était né un écolier.....

Mais qu 'est ce qui me prend à te raconter tout cela ? Attention Dédé à force d' avoir ces images dans ta tête, c' est toi qui vas patiner....

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 13:12